Vers une terrariophilie plus éthique ?

Je pense que la plupart des terrariophiles (du moins ceux qui se sont posés la question) sont d’accord pour dire que notre passion est égoïste, tout comme peut l’être l’aquariophilie ou la détention d’autres animaux dans des milieux confinés : nous enfermons des animaux hors de leur milieu naturel pour notre plaisir de les observer. C’est d’ailleurs un argument souvent avancé par les opposants à la terrario.

À cela ceux qui y ont pensé disent souvent : justement je vais essayer d’apporter à cet animal qui n’a rien demandé un milieu de vie le plus proche de son environnement naturel et le plus agréable pour le temps qu’il a à y passer.

D’ailleurs la définition de la terrariophilie de Wikipédia est la suivante :

« La terrariophilie consiste à maintenir, voire à faire se reproduire, certaines espèces animales et/ou végétales en imitant leur biotope dans un espace appelé terrarium ou vivarium de taille adéquate en fonction de l’espèce. Elle présente en ce sens de grandes similitudes avec l’aquariophilie. »

« en imitant leur biotope » est pour moi la notion la plus importante dans cette définition. Or leur biotope ce n’est pas seulement une température ou un nourrissage. C’est le substrat, les plantes. Donc pourquoi autant de racks, de décorations en plastique, de terrariums trop petits ?

De même la terrariophilie est souvent une passion de l’animal. Pourquoi certains terrariophiles s’obstinent-ils donc à donner du vivant quand ce n’est pas nécessaire ? Ou à tuer les souris avec une méthode barbare de type « éclatage de crâne contre la table » ? La souris étant nourriture, elle n’a pas le droit à une mort décente et sans souffrance ?

Ceci est donc une réflexion personnelle sur la terrariophilie actuelle, ce qu’il serait idéal qu’elle devienne et comment tous s’impliquer pour la changer.

Je vous renvoie notamment vers le très bon article de la société herpétologique de France : http://lashf.org/wp-content/uploads/2016/10/terrariophilie-ethique-SHF.pdf

Les dérives actuelles de la terrariophilie

Malgré une « passion de l’animal », on constate bien souvent des comportements qui ne mettent pas l’animal au centre de l’attention. Chacun semble faire ce qu’il veut, sans considération pour son impact sur la vie de l’animal ou sur celle d’animaux sauvages, ou sans même simplement se renseigner correctement. Ceci se traduit par :

  • L’achat de WC pour des espèces courantes
  • Le pillage de certaines espèces menacées pour la terrariophilie
  • La consanguinité à foison
  • L’hybridation
  • La reproduction à outrance pour l’argent
  • Les racks et terrariums trop petits
  • Le sur-nourrissage
  • La mise à mort barbare des souris
  • La manipulation à outrance
  • Les achats spontanés de personnes non renseignées
  • La relâche dans la nature de spécimens, nuisant à la biodiversité française
  • La maltraitance
  • Les informations divergentes qui perdent les neophytes et conduisent à des maintiens dangereux pour l’animal
  • Un effet de mode, de « celui qui a la plus grosse »

L’achat de WC pour des espèces courantes

Les Pythons regius sont encore largement prélevés et vendus, souvent pour moins cher que des spécimens NC. Leur quota d’export pour le seul Togo est de 64000 spécimens par an ! La France est d’ailleurs le premier importateur européen. Pourtant, est-ce une espèce rare ? Loin de là ! Pourquoi donc continuer à prélever et surtout à acheter du WC ?

Il peut y avoir plusieurs réponses : essayer de trouver un nouveau gène inconnu, et compenser la consanguinité à foison présente dans les souches en captivité… Pourtant ce pillage diminue la présence de l’espèce dans la nature, et sur tout les spécimens prélevés et importés, combien survivent ? Car un spécimen prélevé est souvent plus délicat à garder, plus stressé, parasité, et un débutant l’achetant pour le prix ne tiendra sûrement pas l’animal… D’ailleurs les fameux acariens sont exotiques et infestent souvent les regius prélevés, et non pas les branches ou écorces que l’on peut récolter en France.

Idem pour les Gutt, pourquoi acheter du WC ? Si les lignées étaient correctement suivies, si les éleveurs professionnels ou amateurs évitaient la consanguinité et l’hybridation, les prélèvements ralentiraient peut-être. Arrêtons d’acheter du WC pour des espèces ultra-communes, cela évitera des décès inutiles de ces animaux.

Reste la fameuse question de l’argent… Essayer de trouver une mutation encore inconnue pour la vendre cher… La terrariophilie devrait à mon sens rester une passion, pas un business.

Pillage de certaines espèces menacées pour la terrariophilie

Quand la terrariophilie impacte directement les populations sauvages… C’est le cas avec le Lygodactylus williamsi, déjà en danger dans la nature, qui est passé en danger critique d’extinction à cause des prélèvements pour satisfaire la demande des passionnés. Plutôt que d’attendre une croissance de l’offre NC, les gens en ont voulu à tout prix ce qui a augmenté ses prélèvements alors que l’espèce était déjà en danger du fait de la déforestation. L’espèce est désormais soumise au CDC, mais des spécimens circulent-ils sur le marché noir ?

Lygodactylus-williamsi

C’est également le cas du Smaug giganteus, qui de part son look de dragon est très recherché, et se vend de 1000 à 3000€ selon les pays. Sauf que cette espèce est déjà menacée, sa reproduction en captivité est quasi inexistante, il lui faut un milieu de vie et une taille d’enclos spécifique et pourtant les terrariophiles en cherchent constamment, alimentant sans le vouloir un réseau de prélèvements illégal. La plupart des spécimens disponible sur le marché de la terrario sont souvent des spécimens prélevés illégalement et avec de faux papiers, les seules reproductions de cette espèce étant faites en parc zoologique.

Plutôt que de se ruer à tout prix sur une espèce rare encore non reproduite en captivité, laissons les experts de ces espèces se charger de les reproduction en toute légalité, plutôt que de financer les prélèvements illégaux.

La consanguinité à foison

Toujours pour satisfaire cette soif de nouveauté, de sélection, de mutations, la consanguinité est lot commun dans de nombreux élevages.

Le père avec la fille, les frères et sœurs ensemble… Pourquoi accepter d’appliquer aux animaux ce que nous ne tolèront pas chez nous ? Cela ne montre-t-il pas que les droits des animaux sont encore loin d’être acquis, qu’ils se qualifient en valeur marchande ? Car le seul but de la consanguinité est d’accélérer des processus de sélection ou de création de mutations. Ce mauvais brassage génétique augmente beaucoup les risques d’apparition de tares génétiques de type wobble chez le regius et stargazer chez les Gutt. Et ces tares, détectées trop tard, sont déjà répandues dans les différentes lignées produites rapidement pour faire de l’argent… Ce qui cause le problème du spider chez le regius notamment, où de nombreux spécimens sont porteurs de la tare.

Il est souvent dit par les éleveurs que la consanguinité sur une ou deux générations n’a pas vraiment d’impact… Pourtant, cela participe à la pauvreté du brassage génétique de nos lignées en captivité. Si les Zoos ont un suivi important des animaux et des couples qui sont fait, c’est justement pour garder ce brassage génétique et pouvoir un jour utiliser les lignées captives pour réintroduire des espèces. Les espèces élevées dans le cadre de la terrariophilie ne pourront sûrement pas servir à ce but si elles sont trop impactées par la consanguinité et l’hybridation.

L’hybridation

Je distingue deux types d’hybridation : l’hybridation volontaire, et l’hybridation involontaire.

L’hybridation volontaire est faite par une personne qui sait qu’elle accouple deux espèces distinctes. Elle fait ça pour « voir ce que ça donne », et dans certains cas, espérer sortir un gène ou une couleur nouvelle. Ces hybrides sont parfois assumés, vendus en tant que tels, et parfois ils sont accouplés à nouveau à une des deux espèces pour atténuer les marqueurs d’hybrides, et ne garder que la mutation. Ainsi, ils peuvent vendre cette « nouvelle mutation » plus chère… Pourquoi vouloir jouer à dieu ? Le minimum lors de la naissance d’hybrides est au moins de les indiquer en tant que tels. Les Pantherophis sp Scaleless sont à présent vendus comme du P. guttatus pur, alors que cela reste de l’hybride avec P. Emoryi ! Malgré que Richard Dijoux, le « créateur » de la mutation, ne l’ai clairement indiqué à la base et qu’il continue d’indiquer Pantherophis sp !

L’hybridation involontaire est faite par une personne mal renseignée qui ignore qu’elle avait deux espèces différentes. C’est un risque certain avec ce fameux terme « Elaphe » qui continue à être utilisé ! On voit ainsi des Pantherophis guttatus et Pantherophis obsoletus, voir P. guttatus et E. climacophora dans le même terrarium, parce que pour le débutant qui ne distingue pas encore les espèces, cela leur a été vendu comme des « Elaphes » ! Ainsi, des hybrides voient le jour, et peuvent être vendus comme « Elaphe » à d’autres débutants, perdant ainsi les lignes pures…

Les racks et terrariums trop petits

Je prends beaucoup pour exemple les Gutt, mais c’est l’espèce que je connais le mieux et que j’ai chez moi donc… Combien de fois voit-on passer des terrariums de moins d’un mètre abritant un voire plusieurs spécimens de plus d’1m20 ? Quand ce n’est pas des 45x45x45 pour un spécimen adulte sur leboncoin… Si je conçois l’utilisation des racks pour les professionnels de l’élevage, pourquoi les particuliers se mettent-ils autant à en avoir, si ce n’est pour accumuler le plus de spécimens dans un minimum d’espace dans un but de reproduction ? Lorsque l’on ne voit plus les animaux que l’on maintiens, est-ce encore de la passion ? Ici même l’argument des anti-terrarios comme quoi on les enferme pour les observer ne tient plus…

Et si l’argument pour les regius est souvent qu’ils mangent mieux en rack, il me semble que c’est le maintien qui est encore à revoir. Les Pythons regius dans la nature vivent dans des terriers, ce que les racks pourraient tendre à reproduire. Mais un terrarium avec assez de cachettes et reproduisant ces terriers a le même résultat, en plus d’être plus esthétique et de permettre à l’animal de bouger un peu plus.

Les suisses ont notamment carrément une loi indiquant une taille minimale de terrarium pour chaque espèce ! Tout comme il y est indiqué qu’il faut essayer de reproduire au mieux l’environnement naturel de l’animal.

La mise à mort barbare des souris

Parce que les souris sont nourritures, elles n’ont pas le droit à une mort digne ? Combien de personnes donnent du vivant juste parce que leur serpent a refusé un seul repas ? Ou par plaisir de voir la souris se faire étouffer ? 90% des serpents en captivité ne font pas la différence entre une souris morte et vivante ! Le vivant ne devrait rester qu’un cas vraiment extrême et rare, pour le démarrage d’espèces vraiment compliqués par exemple.

De plus, des personnes faisant un élevage ou tuant elles-mêmes les souris utilisent des méthodes que l’on peut qualifier de barbare. Taper la souris contre une table ? Pensez-vous que c’est sans stress et indolore ? Le congélateur les « endormirait », mais qu’en est-il de la sensation de froid ? Est-ce vraiment indolore ? Le CO2 provoquerait une sensation d’étouffement, il faudrait apparemment commencer par étourdir à l’oxygène.

Devant les multiples manières possibles, il faudrait étudier quelle méthode est vraiment indolore pour apporter une mort rapide et sans souffrance à la souris, et ne diffuser que celle-ci. Ce n’est pas parce que la souris finira dans tous les cas dans le ventre du serpent qu’elle n’a pas le droit à une mort sans douleur.

La manipulation à outrance

Un reptile n’apprécie pas la manipulation, il la tolère ! C’est une source de stress chez eux, regardez la respiration d’un serpent lorsque vous le prenez en main sans qu’il l’ait décidé. Combien de personnes cherchent des reptiles faciles à manipuler ?

Beaucoup de gens font de l’anthropomorphisme : ils appliquent aux animaux des sentiments humains. « Je veux un copain pour mon serpent parce qu’il s’ennuie », « Mon lézard est triste quand je pars ». Les reptiles ont surtout les émotions liées à l’instinct de survie : peur, stress, pour pouvoir réagir en cas de danger.

Si vous voulez faire de l’anthropomorphisme, inversez-le. Que ressentiriez-vous si quelque chose de cent fois plus grand que vous viendrai vous retirer de votre lit ou vous interrompre dans votre activité, vous enlèverai à la chaleur, juste pour vous regarder et vous remettre après, comme un bibelot qu’on observe ? Peut-être du stress non ?

La manipulation devrait rester ponctuelle, pour des besoins spécifiques comme déplacer l’animal le temps d’un nettoyage, pouvoir l’observer en cas de maladie ou blessure. Mais beaucoup manipulent leur reptile par plaisir, pendant trop longtemps et plusieurs fois par semaine…

Les achats spontanés de personnes non renseignées

Combien de fois avons-nous vu sur des groupes Facebook ce genre de post : je viens d’acheter ce serpent/lézard, pourriez-vous me dire comment m’en occuper ? Se renseigner AVANT l’achat d’un animal est obligatoire ! Il ne suffit pas d’écouter les conseils d’un animalier qui, s’il n’est pas spécialisé ne vous donnera que des conseils de base, et parfois faux. Des gens revenant d’animalerie se retrouvent parfois avec des terrariums ou des systèmes de chauffage pas adaptés. C’est pourquoi se renseigner et croiser les sources est indispensable.

La relâche dans la nature de spécimens, nuisant à la biodiversité française

Le tout petit lézard que vous aviez acheté bébé fait maintenant 80cm et vous n’avez pas la place ? Vous déménagez et n’avez pas la place d’emmener votre compagnon à écailles ? Au bout de 6 mois vous avez fait le tour de votre quotidien avec votre reptile et vous en avez marre ?

Sauf que vous ne trouvez personne pour acheter votre Gutt classique ou votre pogona. Dans ce cas pourquoi ne pas le mettre dans la nature, où il aura de la place et pourra peut-être survivre ?

Parce que :

  • Votre animal risque de ne pas survivre, du fait de températures trop froides pour certains
  • Cela risque d’impacter la biodiversité française s’il arrive à s’adapter, en prédatant les proies de nos espèces autochtones, qui sont déjà assez en danger sans avoir besoin de concurrence supplémentaire.

Ça a été le cas de la fameuse Tortue de Floride, importée en masse il y a quelques années, relâchée dans les étangs, les rivières, et mangeant les proies de notre propre tortue d’eau locale : la cistude d’Europe. Celle-ci est d’ailleurs protégée et devenue rare en France.

cistude d'europe

Les Gutt pourraient très bien à terme devenir une concurrence sévère pour nos serpents français. Ils pourraient très bien survivre à l’hiver dans le sud de la France. L’Orthiophis taenirius est déjà reconnue espèce invasive en Belgique, où elle est parvenue à se reproduire dans la nature.

Les informations divergentes qui perdent les neophytes et conduisent à des maintiens dangereux pour l’animal

« Je maintiens un couple ensemble à l’année », « Je garde mes Gutt sans problème à température ambiante », « J’ai un Python et un Boa dans le même terrarium sans problème »… On voit malheureusement assez souvent ces phrases sur des groupes, pour conseiller des débutants. Or ça peut causer de nombreux problèmes ! Car ce qui marche pour une personne ne fonctionnera pas pour les autres, les conditions peuvent être très particulières, etc. Et du coup le débutant est perdu quand des débats s’amoncellent sur son post.

Rien que le fait de conseiller à un débutant de maintenir plusieurs spécimens dans le même terrarium peut amener des problèmes comme une rétention d’œufs, une reproduction non prévue car mauvais sexage, difficulté de détecter quel animal a régurgité… Voir ophiophagie quand les deux spécimens étaient en fait un lampro et un gutt… Deux « Elaphe » !

La terrariophilie idéale ?

Qu’est-ce qui ressort de tout ça ? Que les informations sont dispersées, chacun fait un peu ce qu’il veut dans son coin, la consanguinité et l’hybridation deviennent monnaie courante, et on retrouve de plus en plus de reptiles dans des conditions déplorables sur leboncoin…

Bien sûr les professionnels sont aussi à blâmer, car ce sont eux qui ont le plus d’impact surtout auprès des débutants. Comment faire passer le message que ce n’est plus « Elaphe guttata » quand certains pro continuent à l’afficher ? Comment faire accepter qu’un rat par semaine pour un Gutt adulte est du sur-nourrissage quand c’est ce qui leur a été conseillé ? Comment faire comprendre qu’un aquarium n’est pas idéal quand c’est ce que l’animalerie leur a conseillé ?

Il serait peut-être temps de lancer des projets communs, d’uniformiser la terrariophilie en donnant des informations de référence et agissant ensemble. Avec une terrariophilie unifiée, les animaleries auraient également des informations de référence à diffuser à leurs clients. Il serait temps de remettre le bien-être de l’animal au centre de notre passion avant l’argent, et de prendre conscience de l’impact de notre passion sur la faune sauvage pour pouvoir la limiter.

Comment participer à une telle terrariophilie ?

  • Ne pas acheter un animal sur un coup de tête, et encore moins du WC
  • Privilégier l’achat de spécimens NC, même si ça peut être plus long
  • Essayer de vraiment reproduire le milieu naturel de son animal
  • Essayer de limiter l’impact de notre passion à tous niveaux
  • Apporter une taille de terrarium adaptée
  • Toujours se renseigner avant l’achat d’un animal
  • Communiquer sur notre passion, pour non pas convaincre des gens de s’y mettre, mais s’assurer que ceux qui veulent un reptile le fassent correctement et pour les bonnes raisons
  • Limiter le sur-nourrissage, communiquer sur des délais de nourrissage plus proches des habitudes naturelles
  • Éviter la consanguinité
  • Rassembler les bonnes informations sur une plateforme unique
  • Ne pas faire d’hybridation volontaire, et toujours bien indiquer lors d’une vente qu’un spécimen est hybride
  • Ne pas agresser les novices pour leurs questions bêtes mais bien les renseigner
  • Ne pas commenter sur Facebook quand on ne sait pas…
  • Accepter d’avoir tort et de faire évoluer ses pratiques

Les groupes Facebook deviennent les principaux lieux d’échange et de renseignement, assurons-nous qu’ils restent cordiaux, et que les bonnes informations y sont diffusées.

Pour unifier la communauté terrariophile, une fédération française de la terrariophilie est en projet. Son objectif est non pas d’imposer ses règles à tout le monde, mais simplement de regrouper les informations, soutenir les initiatives individuelles et d’associations, et pouvoir peser auprès des institutions officielles. L’aquariophilie a une fédération, pourquoi pas nous ?

Le projet a des difficultés à avancer à cause d’un manque de participation et d’investissement. Si vous souhaitez participer à ce projet, avoir une terrariophilie plus éthique et plus unifiée, rejoignez la page et n’hésitez pas à proposer vos idées 🙂

Et agissez au quotidien dans le cadre de votre passion pour limiter son impact sur l’environnement.

Un dernier lien, la charte pour une terrariophilie respectueuse de la biodiversité et du bien-être animal proposée par la Société Herpétologique de France, qui devrait à mon sens être plus largement diffusée et adhérée.

N’hésitez pas à partager cet article pour diffuser cette vision de la terrariophilie si elle vous correspond, et discutez en commentaires d’actions à mettre en place 🙂

4 réponses
  1. alexandre
    alexandre says:

    Selon vous la terrariophilie doit-elle avoir un sens,qu’il y ait une finalité,un quelconque impact (qu’ils soient scientifique,pédagogique,conservation…etc),en dehors de nos besoins égoïstes ?
    est-ce trop idéaliste

    Répondre
    • Guttatophile
      Guttatophile says:

      Sans qu’il y ait une finalité, qu’au moins on ait conscience de notre impact et que l’on s’assure de garder nos animaux dans les meilleures conditions, car ce ne sont pas des bibelots que l’on a mais des animaux, des êtres vivants qui même s’ils ne s’expriment pas des masses dans le cas des reptiles méritent notre attention. Et il ne faut pas éclipser le fait que nous pouvons impacter la vie de spécimens sauvages. Dans l’idéal il faudrait qu’il y ait une finalité, en attendant qu’au moins on fasse attention à ce que l’on fait.

      Répondre
  2. Nonoauriz
    Nonoauriz says:

    Super ! Je suis super content de voir que certains terrariophile prennet ça a coeur , car j’ai commencé la terrario a 13 ans et a 18 ans je commence a culpabiliser . J’ai fais plein d’erreur classique ,il y avait moins de conseil accessible et les vendeur laisse un gamin qui veut une espece sur un coup de tete ( c’était mon cas ) . Aujourd’hui je fais gaffe à mes deux betes mais je suis préoccupé aux conséquence ecologique surtout ce qui concerne les captures sauvage . J’ai un thamnophis albinos (donc ça doit pas etre un WC) et un correlophus ciliatus ( qui eux n’ont jamais été importé pour la terrario mais par des biologistes et sont protégés aujourd’hui) . Donc ça va de ce coté , mais je me pose encore question pour mon aquarium. Quand a la santé de mes bêtes j’espère faire au mieu . Je pense que c’est tres important d’avoir une demarche ethique en terrario sinon on ne vaut pas mieu que ceux qui consomme l’ivoire d’éléphant et corne de rino! Merci pour ces remise en question je pense que pa terrario en a besoin !

    Répondre
    • Guttatophile
      Guttatophile says:

      Merci de votre retour 🙂 Pour les aquariums je suis moins renseignée, il me semble que la plupart des poissons d’eau douce sont issus d’élevage, et ce sont les espèces marines surtout des récifs coralliens qui sont prélevés… Il faut penser à demander. Comme pour les reptiles, le NC ou WC n’est pas toujours indiqué malheureusement…

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