Un test ADN pour Pantherophis guttatus, pourquoi ?

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Guttatophiles se lance dans un grand projet ! Je suis en contact avec un laboratoire afin de mettre en place un test ADN pour Pantherophis guttatus. Le but serait de savoir si un spécimen est issu d’hybridation ou non.

Pour réaliser ce test, il suffirait d’envoyer une mue. À partir de celle-ci, le laboratoire identifierait des marqueurs ADN propres à l’espèce, et les compareraient à ceux de spécimens « de référence », des spécimens sauvages. Ainsi, nous pourrions savoir si le Gutt testé correspond à ce génome de référence, et si non, c’est qu’il est issu d’hybridation.

Dans l’idéal, en cas de résultat incomplet et donc d’hybridation, il faudrait pouvoir comparer le génome avec celui d’autres espèces pour savoir avec laquelle l’hybridation a eu lieu. C’est également en projet, mais obtenir les mues de spécimens sauvages d’espèces autres que Pantherophis guttatus est un peu plus complexes étant donné qu’elles sont moins courantes.

Quel intérêt de mettre en place ce test ?

Le but serait pour les éleveurs de certifier la « pureté » de leurs spécimens. Ils pourraient ainsi assurer aux acheteurs que leurs reproductions sont celles de Pantherophis guttatus pure souche.

De plus, l’objectif serait que, par recoupement d’informations, on puisse déterminer si une mutation est issue d’hybridation ou non. Pour cela, les personnes ayant fait tester leurs animaux seraient invités à communiquer les résultats, via un groupe Facebook dédié par exemple.

Pourquoi faire ça sur des Gutt, une espèce très courante et déjà « pourrie » génétiquement ?

Ce n’est pas parce que c’est une espèce souvent conseillée aux débutants et hyper commune en terrariophilie qu’il faut faire n’importe quoi avec. Des spécimens sont toujours prélevés et importés, avec pour excuse que c’est pour compenser l’hybridation et la consanguinité massives dans cette espèce en captivité.

L’éthique d’élevage chez les terrarios éviterait que l’on ait encore à prélever des spécimens pour une espèce aussi commune. C’est un autre travail de fond de sensibilisation. La mise en place de ces tests permettrait aux éleveurs attachés à cette éthique de se distinguer en proposant des spécimens non issus d’hybridation, de manière certifiée et sans passer par du prélèvement. Des puristes existent également chez les Gutts 😉 Ils pourraient ainsi choisir leurs spécimens et leurs mutations en fonction de ce critère. Cela permettrait également de faire un point sur la situation des Gutts en captivité, voir si l’hybridation est si présente que cela.

De plus, cela permettrait officiellement d’indiquer si telle ou telle mutation est issue d’hybridation. Beaucoup de mutations sont suspectées, sans preuves pour ou contre.

Enfin, les Gutts étant courants, les personnes intéressées peuvent être nombreuses. Si un « marché » se créé dans ce sens, cela peut inciter des professionnels à mettre en place davantage de tests, pour d’autres espèces également. Mais aussi sensibiliser largement sur l’hybridation et le suivi des souches. Si ce test est réussi, cela peut être une porte pour d’autres espèces.

 

Vous êtes intéressé(e) par ce test ? Dites-le en remplissant ce sondage ! Il nous permettra de faire pression sur le laboratoire pour le réaliser, et me motivera d’autant plus à mener ce projet à bien.

N’hésitez pas à partager cet article sur les groupes Facebook afin d’informer le plus de personnes intéressées possible.

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