Interview de Sam de l’élevage KiBa Reptiles

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Je reçois aujourd’hui Sam de KiBa Reptiles pour parler de l’élevage de reptiles qu’elle fait avec son compagnon. Serpents et lézards sont au programme, et non, on ne parle pas que de Gutts ! On parlera aussi de méthodes d’élevage plus respectueuses de l’animal 🙂

Depuis combien de temps l’élevage existe-t-il ?

L’élevage existe depuis un moment mais possède véritablement un nom seulement depuis un an ! Nous sommes deux personnes au sein de cet élevage (scindé en deux locaux pour le moment) et nous élevons maintenant des reptiles depuis plus de 10 ans.

Tous deux issus du domaine de l’agronomie, nous sommes l’un comme l’autre passionné par la nature, son observation, et par-dessus tout sa sauvegarde !

Notre passion nous a amené tous les deux à développer des projets communs, devenir capacitaires et obtenir nos autorisations d’ouverture d’établissement il y a maintenant quelques années. Nous aimons évoluer dans le cadre du respect des lois et autour d’une même éthique qui nous pousse toujours plus à tenter d’améliorer la mentalité actuelle du milieu terrariophile. Le bien-être de l’animal avant tout !

D’où te vient cette passion des reptiles ?

Cela a débuté dès mon plus jeune âge. Mon premier reptile a été une tortue, j’avais alors 5 ou 6 ans. Et comme beaucoup de monde, je courrais après les lézards des murailles. C’est à cet âge aussi que j’ai commencé à entasser toutes sortes de livres sur les reptiles et à me documenter le plus possible.

Vers l’âge de 9 ans, ce fut la fièvre des serpents qui m’emporta. Notre jardin était devenu le site de ponte de plusieurs femelles Natrix natrix (couleuvres à collier) et pour ma plus grande joie, tous les étés le jardin était rempli de serpenteaux. C’est alors que mon père m’apprit à faire la différence entre nos couleuvres et nos vipères. Il m’apprit également à les attraper et à les manipuler. Quand la passion nous prend aux tripes, il est dur de ne pas embêter un petit peu la faune locale !

Pour pallier à ce problème, je réussis à obtenir enfin mon premier serpent ! J’ai plus de 30 ans aujourd’hui et je suis toujours autant mordue de reptiles !

As-tu une mutation préférée chez les Gutt ?

Alors je me suis réellement intéressée aux Pantherophis guttatus que très tard ! Mes espèces de prédilection étant les boas et pythons.
Cela fait véritablement 4 ans que j’en élève. Et je suis toujours surprise de voir le nombre de mutations qu’il existe !

Alors je vais couper en trois parties ma réponse ! Une localité, une mutation dominante et une mutation récessive font partie des couleurs et formes que j’aime particulièrement et que je souhaite travailler.

Je craque totalement pour une localité, la Okeetee. Et quand je vois les sélections d’Okeetee Abbott existantes, mes yeux brillent ! Je trouve les contrastes de rouge, orange et noir juste splendides.

La mutation dominante que j’ai trouvée incroyable la première fois que je l’ai vu (autant que son prix !) est la Tessera. Maintenant plus que courante, quand les premiers spécimens sont sortis, c’était juste fou ces motifs !

La mutation récessive qui me plait énormément bien qu’elle soit une des plus basiques et des plus présentes, c’est la Caramel ! Et oui, je ne suis pas quelqu’un de très compliqué !

Alors voilà, rien de bien exceptionnel mais ce sont là les formes que je préfère et ce sont donc celles-là que je travaille actuellement à l’élevage avec par exemple la Tessera Okeetee et la Tessera Gold Dust (bien qu’on ne puisse pas à proprement parler de guttatus avec cette dernière puisque c’est une combinaison avec le gène Ultra !)

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Tessera Gold Dust – Photo Kiba Reptiles

Qu’elles sont les espèces hors Gutt que tu élèves ?

Nous avons actuellement plus d’une trentaine d’espèces à l’élevage. Mais nous ne reproduisons pas toutes les espèces que nous maintenons et nous ne reproduisons pas chaque année les mêmes femelles non plus !

Ensuite nous avons des couples qui sont encore trop jeunes pour être reproduits mais qui feront partie de nos futurs reproducteurs !

Je vais commencer par la liste des espèces pour lesquelles nous avons des couples reproducteurs :
Pour les ophidiens :
Boa imperator
Python regius
Boaedon capensis
Boaedon fuliginosus
Lampropeltis abnorma
Lampropeltis polyzona
Pantherophis guttatus
Pour les sauriens :
Correlophus ciliatus

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Nouveaux nés Boaedon capensis – Photo Kiba Reptiles

Eublepharis macularius
Hemitheconyx caudicinctus
Tiliqua scincoides
Underwoodisaurus milii

Voici ensuite la liste de nos futurs reproducteurs, donc pour lesquels nous avons déjà un couple constitué (ophidiens uniquement) :

Lichanura trivirgata trivirgata
Morelia spilota mcdowelli
Python anchietae
Dasypeltis scabra
Elaphe bimaculata
Elaphe quatuorlineata quatuorlineata
Lampropeltis pyromelana (woodini)
Lampropeltis mexicana thayeri
Boaedon lineatus
Lamprophis aurora (dans un avenir très proche !)

Et enfin la liste des espèces que nous maintenons sans aucun projet de reproduction de prévu à l’heure actuelle (ophidiens uniquement) :

Candoia paulsoni
Epicrates alvarezi
Epicrates cenchria
Morelia spilota harrisoni
Morelia viridis
Coelognathus helena
Lampropeltis knoblochi
Lampropeltis pyromelana (pyromelana)
Pantherophis vulpinus
Pantherophis bairdi
Pantherophis emoryi
Pantherophis obsoletus

Et nous pourrons compter très prochainement à l’élevage deux recrues supplémentaires, un Python curtus et un Corallus hortulanus !

As-tu une espèce coup de cœur parmi celles que tu élèves ?

Voilà une question à laquelle j’aurais du mal à répondre !

Il y a tellement de diversité parmi les espèces que nous maintenons que faire un choix me parait très difficile. En effet, nous maintenons ces espèces car elles nous plaisent et car nous trouvons un intérêt chez chacune d’elle.

Et c’est le fait de pouvoir observer ces différences de comportement entre toutes ces espèces qui me plait réellement. Cela va peut-être en surprendre plus d’un mais je prends autant de plaisir à observer mes guttatus que mes anchietae ! Ce n’est bien sûr pas la même observation ni la même approche selon l’espèce, mais chacune apporte son lot de surprises si je peux dire !

Y-a-t-il des valeurs particulières que tu souhaites transmettre à travers ton élevage ?

Je crois avoir déjà un peu répondu à cette question au début. Transmettre une certaine éthique qui dicterait le bien-être animal avant tout le reste.

Dans notre élevage, pas de racks. Enfin si, uniquement pour les quarantaines, soins et naissances.

Imaginez, tous nos pythons royaux sont en terrariums ! Pas d’alèses ni de journaux, que du substrat !

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Un aperçu d’une des pièces d’élevage de Kiba Reptiles

Bon, mes terrariums ne sont pas aussi grands que je le voudrais, ni aussi naturels, mais nous faisons en sorte d’offrir à chaque espèce un habitat approprié en fonction de son biotope d’origine. Même lorsqu’ils sont juvéniles et qu’ils se trouvent en fauna !

J’espère donc pouvoir démontrer aux plus grands nombres que tout d’abord « élevage » ne signifie pas « tiroirs » et ensuite que créer un environnement adapté à son animal n’est pas aussi compliqué que ce que certains peuvent imaginer !

 

Visitez la page Facebook KiBa Reptiles pour voir plus de photos de leurs spécimens et suivre leurs actualités !

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